WTA Wimbledon : quelles sont les Françaises à suivre à Londres ?
par Jérémy Ernou | par Quentin Despret
WTA Wimbledon : il faudra attendre avant de voir Marion Bartoli avoir une successeure
Il y a 12 ans, Marion Bartoli remportait à la surprise générale Wimbledon et déjouait les pronostics tennis, devenant la 3e joueuse tricolore à soulever le trophée à Londres après Suzanne Lenglen et Amélie Mauresmo. Depuis, le camp français cherche une successeure à la native du Puy-en-Velay.
Même si Wimbledon est l’un des tournois les plus imprévisibles de la saison avec neuf joueuses différentes qui ont remporté les neuf dernières éditions, il faudra sans doute patienter encore un an avant de voir Londres s’habiller de nouveau de bleu, blanc, rouge. Avec seulement quatre Françaises en lice, le contingent tricolore reste trop limité pour espérer d’un exploit.
Après son bon Roland Garros, Diane Parry veut confirmer
En difficulté durant de longs mois, Diane Parry a retrouvé de la confiance lors de la fin de tournée sur terre battue. Un titre au Challenger de Paris suivi d’un 8e de finale à Roland Garros, des résultats qui ont fait le plus grand bien à la 47e joueuse mondiale qui peinait à proposer son meilleur tennis ces derniers mois.
Après avoir atteint le 3e tour lors de l’édition 2025, Diane Parry espère faire aussi bien en 2026. Mais sa partie de tableau n’est pas des plus aisée avec notamment un duel au second tour en perspective contre Anna Kalinskaya. La Niçoise a montré par le passé ses bonnes dispositions à répondre présent lors des tournois majeurs, ce qu’il faudra encore réaliser pour croire en un beau parcours à Londres cet été.
Le gazon, une surface à dompter pour Loïs Boisson
Les temps sont durs pour Loïs Boisson. Freinée par des blessures à répétition, la demi-finaliste de l’édition 2025 de Roland Garros n’a pas réussi à confirmer cet incroyable résultat. Et sur gazon, qu’attendre de la 154e joueuse à la WTA ?
Malheureusement, les références manquent pour la Bourguignonne sur cette surface avec seulement 2 petits joués en carrière, et perdus. Et le tirage au sort n’a pas été tendre avec Loïs Boisson qui affrontera une ancienne lauréate dès le premier tour, Elena Rybakina. Faudra-t-il encore attendre une année de plus pour voir la Française gagner son premier match sur gazon ? Très probablement.
Un tournoi pour se relancer pour Elsa Jacquemot
La saison 2026 est un long chemin de croix pour Elsa Jacquemot. Son bilan de 7 victoires en 25 matchs montre les difficultés actuelles que rencontrent la 82e joueuse mondiale, à la recherche de son meilleur tennis. La Lyonnaise garde néanmoins un bon souvenir de Wimbledon avec un second tour l’an dernier en sortant des qualifications.
Pour faire aussi bien cette saison, il sera nécessaire de créer l’exploit lors du premier tour contre Naomi Osaka. Mais à la vue du tennis proposé depuis plusieurs mois, l’optimisme n’est pas de rigueur chez Elsa Jacquemot.
Leolia Jeanjean, seule rescapée des qualifications
Unique française sortie des qualifications, Leolia Jeanjean a elle déjà réussi son Wimbledon en intégrant le tableau principal pour la première fois de sa carrière. Les ambitions sont certes limitées pour la 133e joueuse mondiale mais la pression elle s’est envolée après avoir cravaché durant les qualifs.
Leolia Jeanjean aura un premier tour accessible sur le papier contre Veronika Erjavec, une opportunité qu’elle voudra saisir. De là à imaginer un parcours à la Maja Chwalinska dans ce Wimbledon 2026 ?