États-Unis - Belgique : où en est Rudi Garcia avec les Diables Rouges ?

par Jérémy Ernou

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Répétition générale ce samedi soir à Atlanta avec la rencontre amicale entre les États-Unis, co-organisateurs de la Coupe du Monde 2026, et la Belgique. L’occasion de faire le bilan des Diables Rouges un an tout juste après l’arrivée sur le banc de Rudi Garcia.

États-Unis – Belgique : un air de Coupe du Monde à Atlanta

Pays hôte de la Coupe du Monde pour la deuxième fois de son histoire après 1994, les États-Unis auront de belles ambitions pour leur mondial. Team USA a progressé ces dernières années et ne sont plus pris à la légère par leurs adversaires. Les derniers résultats sont là pour le prouver avec les Stars and Stripes qui sont invaincus lors de leurs 5 dernières rencontres amicales, avec notamment des succès sur l’Uruguay (5-1), le Paraguay (2-1) ou encore le Japon (2-0). Des victoires qui ont permis aux hommes de Mauricio Pochettino de faire le plein de confiance avant le grand rendez-vous en juin prochain. La réception de la Belgique sera l’occasion de poursuivre sur cette lancée lors d’une rencontre qui devrait être débridée selon nos experts (voir notre pronostic États-Unis – Belgique).

Rudi Garcia a rempli ses deux objectifs : un maintien dans le groupe A de la Ligue des Nations et une qualification pour le Mondial 2026.

Les Diables Rouges viennent prendre leurs repères en traversant l’Atlantique lors de cette fenêtre internationale avant un second match amical la semaine prochaine contre le Mexique. Les Belges restent sur une campagne qualificative solide terminée à la première place (5 victoires et 3 nuls) de leur groupe devant le Pays de Galles. Ce voyage sur le continent américain sera l’opportunité pour Rudi Garcia de faire une revue d’effectif avec beaucoup de changements programmés pour cette rencontre. Mais après un an à la tête de la sélection belge, le technicien français a-t-il réussi à convaincre tout le monde en Belgique ?

Un an après son arrivée, le bilan est-il positif pour Rudi Garcia ?

Arrivé au chevet d’une équipe de Belgique malade et en perte de vitesse, Rudi Garcia savait que la mission n’allait pas être simple, surtout que sa nomination sur le banc des Diables Rouges n’avait pas fait l’unanimité.

Sur le plan des objectifs, le contrat est rempli pour le Français avec une place sécurisée dans le groupe A de la Ligue des Nations (barrages victorieux contre l’Ukraine) et une qualification pour le mondial.

Le bilan comptable sur cette période (Ligue des Nations et éliminatoires) est de 6 victoires, 3 matchs nuls et une défaite. Des chiffres qui pourraient satisfaire un très grand nombre de sélectionneurs mais en Belgique, après une dernière décennie particulièrement riche en succès, ce constat n’est pas du goût de tous. Les spécialistes n'hésitant pas à parler d'une campagne qualificative la moins prolifique depuis 10 ans.

Dans le jeu, Rudi Garcia peine à convaincre avec un style très stéréotypé et peu enclin vers l’avant, ce qui contraste avec les précédents sélectionneurs des Diables Rouges qui n’hésitaient pas à vouloir la possession du ballon tout en s’appuyant sur le physique. Mais ce style de jeu prôné par Rudi Garcia n’est-il finalement pas le fait d’une génération belge tout simplement moins forte ?

Car les Kompany, Vertonghen, Vermaelen, Mertens, Hazard et consorts (pour ne citer qu’eux) ne sont plus là et que la reconstruction n’est pas un long fleuve tranquille, qui plus est avec les blessures ces derniers mois des cadres restants que sont Kevin De Bruyne, Thibaut Courtois et Romelu Lukaku.

Vous l’avez compris, si les objectifs ont été remplis pour Rudi Garcia, la manière elle laisse encore à désirer. Et si le sélectionneur veut poursuivre son bail sur le banc des Diables Rouges, il faudra réaliser une belle Coupe du Monde 2026.